Vous informer c'est notre Passion

Santé : plus de 23 infirmiers prêtent serment à Dungu à l’occasion du 10ᵉ anniversaire de l’ONIC

Ce vendredi 31 juillet 2026, plus de vingt-trois infirmiers ont officiellement prêté serment à l’Institut des Techniques Médicales (ITM) de Dungu, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la célébration du 10ᵉ anniversaire de l’Ordre National des Infirmiers du Congo (ONIC).

Cette activité solennelle a réuni plusieurs personnalités administratives et sanitaires, notamment le délégué de l’Administrateur du Territoire de Dungu, le Représentant de Médecin Chef de Zone (MCZ), les responsables de l’ONIC, les lauréats, leurs familles ainsi que de nombreux invités venus assister à cet événement marquant.

Moment fort de la cérémonie, les nouveaux infirmiers ont prêté serment, s’engageant à exercer leur profession avec compétence, intégrité, humanité et dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie infirmières. Ce serment symbolise leur engagement à placer le bien-être des patients au cœur de leur mission.

Prenant la parole, Madame Marie Nabie Mboligihe a exhorté le corps soignant à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’esprit de service dans l’exercice quotidien de leurs fonctions. Elle les a invités à respecter les principes éthiques de la profession, à préserver la dignité des malades et à contribuer activement à l’amélioration de la qualité des soins de santé au sein de leurs communautés.

Cette cérémonie a également permis de rappeler le rôle essentiel des infirmiers dans le système de santé congolais et de saluer les dix années d’engagement de l’Ordre National des Infirmiers du Congo en faveur de la valorisation de la profession et du renforcement des compétences de ses membres à travers des exposés organisés pour leurs expliquer le contenu de la loi qui les régissent mais aussi sur l’entrepreneuriat. Cette partie était clôturée par les étapes à suivre pour l’adhésion à l’ordre national des infirmiers du Congo.

Les participants ont souhaité plein succès aux nouveaux prestataires de soins, tout en les encourageant à être des modèles de responsabilité, de compassion et de dévouement au service de la population.

Samuel Manota

Haut-Uele : Blaise Yikiandema élu meilleur journaliste de la 4ᵉ édition des Uele Awards

Le jeune journaliste Blaise Yikiandema a été désigné meilleur journaliste de la quatrième édition des Uele Awards 2025, une distinction qui récompense son engagement, son professionnalisme et son évolution remarquable dans le paysage médiatique du Haut-Uele.

Son nom a été dévoilé au cours de la soirée de gala de remise des trophées d’excellence organisée ce vendredi 31 juillet dans la salle polyvalente de l’Hôtel de la Défense à Isiro, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières, religieuses et socioculturelles.

Ce sacre marque une étape importante dans le parcours d’un jeune professionnel qui, en moins de cinq années d’expérience, a su se faire une place grâce à son sérieux, sa discipline, sa soif permanente d’apprendre et son attachement aux valeurs du journalisme.

Animé par le désir de progresser, Blaise Yikiandema s’est progressivement imposé comme une voix prometteuse de la presse locale, appréciée pour sa proximité avec les communautés, son sens de l’écoute et sa rigueur dans le traitement de l’information.

Journaliste à Radio Soso ya Mboka, émettant depuis Durba, dans le territoire de Watsa, Blaise Yikiandema évolue au sein d’un média reconnu pour son dynamisme et sa contribution au développement de l’information de proximité. La station avait d’ailleurs remporté le trophée de meilleure radio FM lors de la deuxième édition des Uele Awards, une reconnaissance qui témoigne de la qualité du travail accompli par toute son équipe.

Visiblement ému après la proclamation des résultats, le lauréat a exprimé sa profonde gratitude envers son directeur général, Héritier Mungumiyo, pour la confiance, l’encadrement et les conseils dont il bénéficie au quotidien. Il a également associé à cette distinction l’ensemble du personnel de Radio Soso ya Mboka ainsi que tous les journalistes du Haut-Uele, estimant que ce trophée est celui de tous ceux qui œuvrent, parfois dans des conditions difficiles, pour offrir une information fiable et de qualité à la population.

Par cette distinction, Uele Awards met une nouvelle fois en lumière les talents qui contribuent, par leur travail et leur détermination, au rayonnement du Haut-Uele. Pour Blaise Yikiandema, ce prix représente non seulement la récompense d’un parcours déjà remarquable, mais aussi une invitation à poursuivre ses efforts avec davantage de responsabilité, d’humilité et de passion au service du métier.

Joël Lembakasi

Dungu : délocalisation du cimetière de Gbangbati, Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali dévoile les raisons et présente le nouveau site

Le cimetière de Gbangbati est officiellement délocalisé à partir de ce samedi 1er août 2026. L’annonce a été faite par Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali chef de Groupement urbain de Dungu, autorité coutumière assurant l’intérim à la Chefferie de Wando, qui a expliqué les motivations de cette décision tout en présentant le nouveau site destiné à accueillir les inhumations.

Selon Sa Majesté, trois principales raisons ont conduit à la fermeture de l’ancien cimetière. La première est l’urbanisation progressive de la ville de Dungu, les parcelles et les habitations ayant désormais complètement entouré l’ancien site, réduisant ainsi l’espace disponible et soulevant des préoccupations d’aménagement.

La deuxième raison est liée à la proximité d’une nouvelle structure sanitaire récemment inaugurée dans les environs de l’ancien cimetière. Afin de préserver les normes d’hygiène, de santé publique et d’aménagement du territoire, les autorités ont jugé nécessaire de transférer le cimetière vers un endroit plus approprié.

Enfin, cette décision s’inscrit dans l’application des instructions du Gouvernement provincial, qui a demandé aux autorités des différentes entités de désigner des sites répondant aux normes requises pour l’aménagement de cimetières officiels.

Le nouveau cimetière est situé à environ quatre kilomètres de la ville de Dungu sur la route Faradje. Il couvre une superficie d’environ 15 hectares, un espace jugé suffisant pour répondre durablement aux besoins de la population de Dungu.

Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali a également annoncé que la gestion du nouveau cimetière sera désormais mieux organisée. Une équipe sera affectée sur place afin d’indiquer avec précision les emplacements où les tombes devront être creusées. Les espaces seront aménagés selon des catégories bien définies, notamment pour les enfants et les adultes, afin d’assurer un meilleur ordre dans le cimetière.

Par ailleurs, un montant sera exigé pour chaque inhumation afin de contribuer à la gestion et à l’entretien du site. Les autorités invitent ainsi la population à respecter les nouvelles dispositions mises en place pour garantir un cadre digne, ordonné et conforme aux exigences des pouvoirs publics.

À travers cette réforme, les autorités coutumières et administratives entendent améliorer la gestion des espaces funéraires tout en accompagnant le développement urbain de la cité de Dungu et en assurant le respect des normes de santé publique.

Samuel Manota

Haut-Uele/JIFA 2026 : la ministre Rachel Makasiane salue la vision du Gouverneur Jean Bakomito et appelle les femmes à défendre leur identité africaine

À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA 2026), la ministre provinciale du Genre, Famille et Enfants du Haut-Uélé, Rachel Makasiane, a appelé au retour à l’authenticité de la femme africaine. Elle a souligné que la préservation des valeurs culturelles africaines constitue le fondement d’une société forte, unie et résiliente, rappelant que la femme est à la fois gardienne de la culture, éducatrice des générations et partenaire essentielle dans le développement.

La ministre a réaffirmé que cette vision s’inscrit dans la politique du Gouvernement provincial dirigé par le Gouverneur Jean Bakomito Gambu, en harmonie avec la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur de la promotion du genre et de l’autonomisation des femmes. Elle a insisté sur le principe selon lequel « Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ».

Rachel Makasiane a également condamné avec fermeté toutes les formes de violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques ou commises à travers les réseaux sociaux. Elle a réitéré l’engagement des autorités provinciales à défendre les droits, la dignité et la protection des femmes dans le Haut-Uélé.

Enfin, elle a exhorté les femmes de la province à cultiver les valeurs d’intégrité, de persévérance, de solidarité et de sacrifice, tout en s’impliquant davantage dans le développement de leurs communautés. Profitant de cette tribune, elle les a aussi appelées à observer strictement les mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola afin de protéger leurs familles et de soutenir les efforts des autorités provinciales.

Cellule de Communication du Gouvernorat du Haut-Uélé

Dungu : le journaliste Samuel Manota célébré à l’occasion de son anniversaire

En ce 29 juillet, le journaliste Samuel Manota célèbre une nouvelle année de vie. Une occasion particulière pour saluer le parcours d’un jeune engagé qui, au fil des années, s’est distingué par son sens du travail, son dévouement et sa contribution au développement du territoire de Dungu et de la province du Haut-Uélé.
À travers son engagement dans le domaine des médias, Samuel Manota s’est imposé comme une voix au service de l’information de proximité, mettant son professionnalisme et sa passion au bénéfice de la communauté. Son attachement à l’excellence et à une information responsable fait de lui une référence parmi les jeunes journalistes de la région.
Au-delà de la presse, Samuel Manota se distingue également dans le secteur de l’éducation. Enseignant à l’Institut Ngasuyo et Proviseur du Complexe scolaire Pépinière de Dieu, il participe activement à la formation de la jeunesse, convaincu que l’éducation demeure l’un des principaux leviers du développement.
En cette journée spéciale, le média Dunguinfodrc se joint à toute la communauté pour lui témoigner son affection, son estime et ses sincères félicitations. Nous saluons son engagement constant pour l’excellence ainsi que les nombreux efforts qu’il ne cesse de déployer au service de l’information et de l’éducation.
Cher Samuel Manota, que cette nouvelle année de vie soit encore plus riche en succès, en santé, en sagesse et en accomplissements. Puisse-t-elle dépasser toutes les belles expériences que vous avez déjà vécues et vous ouvrir de nouvelles perspectives pour continuer à servir avec passion votre communauté.


Rédaction

Haut-Uele : sécurité, santé et cohésion sociale au cœur des échanges entre le vice-gouverneur Christophe Dara et les chefs coutumiers de Watsa

Ce mercredi 29 juillet 2026, le vice-gouverneur du Haut-Uélé, l’honorable Christophe Dara Matata, a reçu dans son cabinet de travail, au nom du gouverneur Jean Bakomito Gambu, deux autorités coutumières du territoire de Watsa. Il s’agit de Sa Majesté Paulin Kombomaro, chef du secteur de Gombari, et du chef Amuta, chef du secteur Mangbutu.

En séjour à Isiro, les deux chefs coutumiers sont venus présenter leurs civilités à l’Exécutif provincial. Cette audience a également permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures liées à leurs entités respectives, notamment les questions de sécurité, les défis sociaux ainsi que les perspectives de développement local, en cette période où la province fait face à l’épidémie d’Ebola.

Au cours des échanges, les deux autorités coutumières ont salué l’accueil chaleureux qui leur a été réservé dans la capitale provinciale. Elles ont également exprimé leur satisfaction face aux efforts de développement entrepris par le Gouvernement provincial sous le leadership du gouverneur Jean Bakomito Gambu.

À l’issue de cette audience, les chefs de Gombari et de Mangbutu ont qualifié les échanges de constructifs et fructueux. Ils ont réaffirmé leur engagement à accompagner les actions du Gouvernement provincial en faveur de la paix, du développement et de l’amélioration des conditions de vie des populations du Haut-Uélé.

Cellule de Communication du Gouvernorat du Haut-Uélé

Dungu : un accident de circulation coûte la vie à Madame Mihefulungo Modestine au quartier Bamokandi

Un tragique accident de circulation s’est produit ce mardi 28 juillet au quartier Bamokandi, dans la cité de Dungu, coûtant la vie à Madame Mihefulungo Modestine, fille de Monsieur Anigbiayo Sukali.

Selon les premières informations recueillies, le drame est survenu lorsqu’un jeune laveur de motos a perdu le contrôle d’une moto appartenant à un client. Au lieu de se limiter au lavage du véhicule qui lui avait été confié, le laveur aurait décidé d’effectuer des tours à des fins personnelles.

Roulant à une vitesse excessive, il a violemment percuté Madame Mihefulungo Modestine alors qu’elle traversait la chaussée. La victime a succombé à ses blessures, plongeant sa famille, ses proches et toute la communauté dans une profonde consternation.

Après avoir causé cet accident mortel, le conducteur a pris la fuite et demeure introuvable. Les services compétents sont appelés à ouvrir des investigations afin de retrouver le présumé auteur de cet acte et de le traduire devant la justice.

Ce drame rappelle une fois de plus l’importance du respect du Code de la route et de l’usage responsable des véhicules confiés par leurs propriétaires. L’excès de vitesse et l’imprudence continuent de faire de nombreuses victimes, endeuillant des familles innocentes.

La rédaction de dubguinfordc.com présente ses sincères condoléances à la famille de la défunte et exprime sa compassion à tous les proches éprouvés par cette douloureuse disparition.

Samuel Manota

Haut-Uele : après la réhabilitation complète de l’Hôpital général de Rungu, le Gouverneur Jean Bakomito lance les travaux de construction d’une maternité moderne

Déterminé à améliorer les conditions de prise en charge sanitaire des populations, en particulier celles des femmes enceintes, le Gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, poursuit la matérialisation de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la couverture santé universelle.

Accompagné du Président de l’Assemblée provinciale, des députés provinciaux, des membres du Comité provincial de sécurité, des autorités coutumières ainsi que de plusieurs autres personnalités, le Chef de l’Exécutif provincial a procédé, ce lundi 27 juillet 2026, à la pose de la première pierre marquant le lancement officiel des travaux de construction d’une maternité moderne à Rungu.

Cette infrastructure permettra aux femmes enceintes de bénéficier de meilleures conditions d’accouchement et contribuera au renforcement de l’offre des soins de santé dans cette partie de la province.

Dans son allocution, Jean Bakomito Gambu a rappelé que ces réalisations s’inscrivent dans la dynamique impulsée par le Président de la République à travers le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).

« Nous sommes venus, avec les élus provinciaux et les autorités coutumières, lancer les travaux de cette maternité moderne. La réhabilitation de cet hôpital, construit en 1938, avait déjà commencé alors que, depuis cette époque, aucune intervention majeure n’avait été réalisée. Grâce au Programme de Développement Local des 145 Territoires initié par le Président de la République, plusieurs chantiers ont été relancés afin de doter nos entités d’infrastructures modernes. Aujourd’hui, c’est le tour des mamans de Rungu. Après Nebonongo et bientôt Niangara, nous poursuivons notre engagement pour concrétiser la vision du Chef de l’État en matière de couverture santé universelle, notamment à travers la gratuité de l’accouchement et l’amélioration des soins de santé », a déclaré le Gouverneur Jean Bakomito.

Prenant la parole, le député provincial élu de Rungu, l’honorable Jacques Sangba Nekingbo, s’est réjoui du lancement de ces travaux qu’il qualifie d’historiques pour son territoire.

Selon lui, Rungu n’avait jamais bénéficié d’une telle réhabilitation de ses infrastructures sanitaires depuis plusieurs décennies. Il a salué le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que l’engagement du Gouverneur Jean Bakomito Gambu dans la transformation de la province à travers la construction des infrastructures de base.

L’élu de Rungu a également appelé la population à accompagner les autorités provinciales et coutumières afin de favoriser la bonne exécution des travaux, tout en invitant chacun à rester vigilant face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola par le respect strict des mesures barrières.

Par ailleurs, le Gouvernement provincial s’est félicité du démarrage effectif de cette infrastructure sanitaire, plusieurs décennies après la construction de l’Hôpital général de référence de Rungu. Le Gouverneur Jean Bakomito Gambu a exprimé le souhait de voir les travaux s’achever dans un délai de six à sept mois afin que cette maternité moderne soit rapidement mise à la disposition de la population.

Cellule de communication du Gouvernorat de la province du Haut-Uele.

Haut-Uele/PDL-145 T : « aucun ouvrage livré, l’entreprise disparue, la population accroupie »,l’implication du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi vivement recommandée à Niangara

Lancé sous l’égide du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Programme de Développement Local de 145 Territoires (PDL-145 T) est un « échec total » dans le Territoire de Niangara, l’un des six Territoires de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Piloté par l’entreprise Mangala Construction (MGFC), chargée de construire 10 bâtiments scolaires et 5 structures sanitaires, aucun ouvrage n’a été livré jusqu’à présent à la population, alors que plusieurs Territoires de la région ont déjà réceptionné les leurs.

« Parmi les infrastructures lancées dans le Territoire de Niangara, on peut citer le Centre de santé Nambia à Nambia dans la Chefferie Manziga, ainsi que l’École Primaire (EP) N’djabele et le Centre de santé Mangalu en Chefferie Mangbele. D’autres ouvrages incluent le Centre de santé Ganga et l’EP Konyebadi à Ganga, ainsi que le Centre de santé Ndingba dans la chefferie Okondo . Dans la Chefferie Kopa, nous avons l’EP Gbaga et le Centre de santé Makilingbo à Makilingbo (situé à 21 kilomètres de Niangara), ainsi que l’EP Dendju dans la Chefferie Kerreboro, et les EP Kumba Ayo et Mbaraza à Niangara.

Le Centre de santé Nangbama à Nangbama en Chefferie Boime . Tous ces ouvrages sont jusqu’à présent inachevés» regrette Bienvenu Ngasa Maraka,le coordonnateur de la société civile forces Vives du territoire de Niangara.

D’autre part, l’entreprise CORENOV, responsable de la construction du bâtiment administratif du territoire, est en voie d’achever ses travaux.

Lors d’une réunion d’évaluation tenue le lundi 27 juillet 2026 à Makilingbo, à 21 kilomètres au sud-est de la cité de Niangara, Monsieur Bienvenu Ngasa Maraka, a plaidé pour l’implication directe et personnelle du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo afin que Niangara « recouvre sa place comme les autres Territoires » du pays.

« Nous saluons les efforts du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et sa volonté d’avoir initié ce projet qui touche le fond de nos villages, jusqu’ici à Makilingbo et dans d’autres localités congolaises. C’est sans précédent dans l’histoire congolaise », a-t-il reconnu.

Cependant, il poursuit : « Nous sommes dans un regret à Niangara, ici à Makilingbo où le projet de construction du centre de santé n’avance pas, je dirais même qu’il est abandonné. Depuis qu’on a élevé en moins de quatre lignes le mur, aucun ouvrage n’a été remis à l’usage de la population de Niangara. Aucune école, aucun centre de santé », déplore ce leader des Forces Vives du territoire.

Il est regrettable poursuit-,il, qu’aucun signe ne montre que « le projet pourra se relancer malgré le grand retard accumulé ». Cela empêche la population du territoire de Niangara de bénéficier de ce précieux projet comme les autres Territoires congolais.

« Nous sollicitons l’implication directe et personnelle du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la nation congolaise, à qui nous avons pleinement confiance pour son amour envers la patrie », a-t-il ajouté.

« Que MGFC puisse nous dire où est passé l’argent destiné à la construction de ce centre de santé. Nous voulons une reprise imminente des travaux. Sinon, nous demandons des poursuites judiciaires afin que les responsabilités soient établies. Niangara mérite mieux », a-t-il conclu.

Christophe Ngamundu, infirmier titulaire du centre de santé, a également témoigné des difficultés infrastructurelles majeures auxquelles cette structure sanitaire fait face. Il a déclaré avoir reçu plusieurs visites et promesses concernant la reprise des travaux, mais celles-ci n’ont jamais abouti.

« Voici maintenant une année et demie que les travaux sont suspendus depuis décembre 2024. Ils viennent ici prendre des photos et envoyer des rapports, mais jusqu’à présent, rien n’a avancé. La dernière fois, une personne masquée est venue nous dire d’aménager le site, car ils allaient reprendre les travaux, mais cela n’a abouti à rien. Il n’y a aucune avancée, et nous souffrons. Les malades viennent, mais il n’y a pas de bonnes conditions d’accueil. Nous rencontrons d’énormes difficultés pour traiter les malades correctement. Nous pensions qu’avec le soutien du président de la République pour ce projet, nous pourrions relever les défis en place, mais malheureusement, cela ne s’est pas réalisé. » a-t-il témoigné.
Si ce projet reprend, la population sera vraiment heureuse. Pourquoi dans tous les autres territoires le projet est-il bien avancé alors qu’ici, à Niangara, il stagne ? Les écoles prévues ne sont pas terminées, les centres de santé non plus, et bien d’autres infrastructures sont absentes. Pourquoi méritons-nous cela ? » a-t-il déclaré.
Pour rappel, le Programme de Développement Local de 145 Territoires (PDL-145 T) prévoyait un total de 16 ouvrages par territoire, dont 10 bâtiments scolaires, 5 structures sanitaires et un bureau administratif pour l’administration territoriale. Malheureusement, pour le territoire de Niangara, aucune de ces infrastructures n’a été mise à la disposition de la population. L’implication des autorités congolaises face à cette situation constitue donc une urgence afin que les choses avancent comme prévu.

Rédaction

Haut-Uele/Santé : « Faites rayonner Dungu par votre professionnalisme », interpelle Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu à l’inauguration de l’Hôpital Saint Luc, une structure sanitaire moderne à Dungu

«Hôpital Saint Luc », est désormais la nouvelle appellation d’une structure sanitaire moderne à laquelle la population de la partie nord-est de la République Démocratique du Congo devra s’habituer à fréquenter pour leurs soins médicaux.

Cette structure innovante, située à Dungu, chef-lieu du diocèse de Dungu-Doruma, a été réalisée par l’Église catholique de la région avec l’appui financier de la Conférence Épiscopale Italienne. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu, entouré de ses collaborateurs.

Lors de cette activité, Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu, député provincial et chef de la chefferie Wando, a félicité le diocèse pour cet ambitieux projet, perçu comme une réponse aux problèmes de santé qui gangrènent cette région depuis plusieurs années.

Il a également interpellé les gestionnaires et l’ensemble de personnel de l’Hôpital Saint Luc à assumer leurs responsabilités avec professionnalisme, afin non seulement de sauver des vies avec charité et humanisme, mais aussi de faire rayonner Dungu, autrefois reconnu pour ses valeurs professionnelles.

« L’Institut Wando a fait rayonner Dungu par la qualité de son enseignement. L’Hôpital Général de Référence de Dungu a également porté haut l’image de notre territoire grâce à la qualité des soins qu’il offrait. À vous désormais, gestionnaires et personnel de l’Hôpital Saint Luc, de faire rayonner Dungu à travers votre professionnalisme, votre sens du devoir et le respect de la déontologie médicale. La grandeur de cet hôpital ne se mesurera pas seulement à la beauté de ses infrastructures, mais surtout à la qualité des soins que vous réserverez à la population », a-t-il déclaré.

Par cette interpellation, l’autorité coutumière a invité les responsables de la nouvelle structure sanitaire à perpétuer la tradition d’excellence qui a longtemps fait la renommée de Dungu dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Pour lui, l’Hôpital Saint Luc est appelé à devenir une référence provinciale, non seulement par la modernité de ses installations, mais aussi par la compétence, l’éthique, l’humanisme et la qualité des services rendus à la population.

Un autre moment fort de l’événement a été l’hommage rendu à Son Excellence Monseigneur Richard Domba Madi, le troisième évêque de Dungu-Doruma d’heureuse mémoire, qui avait posé la première pierre de cet ambitieux ouvrage. Son achèvement, sous la conduite de Monseigneur Émile Mushosho Matabaro, actuel évêque du diocèse de Dungu-Doruma, témoigne de l’engagement continu de l’Église catholique en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations.

L’Hôpital Saint Luc de Dungu se distingue par ses infrastructures modernes. Il compte au total 58 chambres, dont 5 chambres de luxe, un dépôt pharmaceutique, une cafétéria, une vianderie, 140 lits (dont 53 actuellement disponibles), ainsi qu’un échographe et plusieurs autres équipements destinés à améliorer la qualité des soins offerts à la population de cette région en proie de plusieurs défis socio-econimiques, éducatifs et sanitaires.

Dieudonné Bazongumbe et Emmanuel Mboligie